Situation en Suisse

16 éléphants sont actuellement détenus dans des zoos en Suisse : 3 au zoo de Bâle, 5 au zoo de Zurich, et 8 au Knies Kinderzoo de Rapperswil.

Zoo de Bâle

3 ÉLÉPHANTS D’AFRIQUE DE SAVANE

Loxodonta africana

Zoo de Zurich

5 ÉLÉPHANTS D’ASIE

Elephas maximus

Zoo de Rapperswil

8 ÉLÉPHANTS D’ASIE

Loxodonta africana

Récents échanges et décès

Zoo de Bâle

En août 2023, euthanasie du mâle Tusker, atteint de tuberculose. Décès en décembre 2023 de l’éléphanteau porté par Heri (dont le père était Tusker), le fœtus mort dans le ventre de cette dernière jusqu’à son euthanasie en juin 2025. Rosy et Maya ont été transférées respectivement au zoo d’Amnéville et au Wow Safari Peaugres, en France, tandis que Tika, Kimana et Mali ont été transférées du zoo de Wuppertal, en Allemagne, au zoo de Bâle.

Depuis 2023, 2 éléphants et un éléphanteau encore dans le ventre de sa mère sont morts au zoo de Bâle. Par ailleurs, le zoo a décidé de transférer ses deux dernières éléphantes, qui n’étaient plus aptes à participer au programme de reproduction, vers d’autres zoos en France. et le zoo s’est débarrassé des deux éléphantes restantes, non aptes à la reproduction.

Zoo de Zurich

En 2020, deux éléphanteaux ont été tués par le groupe (fait peu fréquent en liberté). La même année, le mâle Maxi est décédé, sans que la cause exacte de son décès n’ait été communiquée. En 2022, trois éléphants (Omysha, Umesh et Ruwani) sont morts du virus de l’herpès (EEHV).En 2023, un petit, fils de Fahra et Thai, est mort quelques minutes après sa naissance. Ceyla-Himali (née en 1975 au Sri Lanka et mère de Fahra, entre autres) est décédée en 2024. En 2025, Fahra a perdu un autre petit, Zali, environ cinq mois après sa naissance, des suites d’une blessure à la patte, d’une torsion intestinale et d’un arrêt cardiaque, selon le zoo. En juin 2026, le petit d’Indi a été euthanasié quelques heures après sa naissance en raison de graves problèmes de santé qui, selon le zoo, l’empêchait de se lever et compromettaient sa survie.

Entre 2020 et 2026, 10 éléphants sont donc morts au zoo de Zurich.

Au moins deux éléphanteaux ont été tués par le groupe. Le rapport scientifique de Keith Lindsay (2023) indique que ces décès, loin d’être de simples “accidents naturels”, sont les symptômes d’un système de captivité incapable de répondre aux besoins sociaux et biologiques des éléphants.

Zoo de Rapperswil

Entre 2015 et 2016, quatre éléphants sont morts, auxquels s’est ajoutée la mort de Dehli en 2021. En août 2025, Mekong (né en liberté en 1982) a été transféré au zoo d’Ain Sebaa à Casablanca, au Maroc.

Législation suisse

La Suisse possède l’une des législations les plus avancées au monde en matière de protection animale sur le papier, mais les dispositions spécifiques applicables aux éléphants sont étonnamment limitées et largement déconnectées des connaissances scientifiques actuelles.

En Suisse, la détention d’éléphants est principalement régie par la Loi fédérale sur la protection des animaux (LPA) et son ordonnance d’application (OPAn). La loi affirme que les animaux possèdent une dignité propre et que leur bien-être doit être garanti. Elle exige notamment que les animaux puissent exprimer les comportements propres à leur espèce, disposer d’une liberté de mouvement suffisante, être protégés de la souffrance, de l’anxiété et des atteintes à leur santé, et bénéficier de conditions de détention conformes aux connaissances scientifiques les plus récentes.

Dans la pratique, les exigences spécifiques applicables aux éléphants restent pourtant extrêmement limitées. L’ordonnance fédérale ne fixe que des dimensions minimales d’enclos, largement insuffisantes au regard des besoins biologiques réels de ces animaux. Les éléphants ne sont mentionnés que dans quelques dispositions réglementaires et aucune norme détaillée ne traite de leurs besoins sociaux, cognitifs ou comportementaux pourtant largement documentés par la science. Les zoos suisses doivent certes obtenir une autorisation cantonale fondée sur l’avis d’un expert indépendant, mais la législation actuelle garantit avant tout la survie physique des animaux plutôt que leur véritable bien-être.

La loi prévoit des sanctions administratives et pénales lorsque des animaux sont négligés, détenus dans des conditions inappropriées ou soumis à des souffrances injustifiées. Toutefois, les notions de « dignité » et de « bien-être » demeurent vagues et leur application aux éléphants captifs reste largement sujette à interprétation. En conséquence, la légalité de la détention d’éléphants dans les zoos suisses repose encore aujourd’hui sur des standards minimaux qui peinent à refléter les connaissances scientifiques modernes sur les besoins physiques, psychiques et sociaux de ces animaux.

Agir

Comment aider

La campagne ELE a déjà contribué à mettre fin à la captivité des éléphants en Argentine. Avec votre soutien, nous pouvons œuvrer vers le même objectif en Suisse.

Sensibiliser et partager

La première étape consiste à sensibiliser à la réalité de la captivité des éléphants. Partagez les informations de cette campagne sur les réseaux sociaux ainsi qu’avec vos proches. Un public informé peut contribuer à ouvrir la voie au changement.

Soutenir la campagne

La Fondation Franz Weber s’engage dans une action de long terme : recherche scientifique, analyse juridique, enquêtes de terrain, sensibilisation du public et dialogue avec les autorités.

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Chaque contribution nous aide à protéger le bien-être et la dignité des éléphants, à promouvoir les solutions de sanctuaire et à faire progresser une approche fondée sur le respect de leurs besoins biologiques, psychologiques et sociaux.